Amandier : reconnaître sa feuille
Prunus dulcis · Famille : Rosacées · aussi appelé amandier commun, Prunus amygdalus
La feuille de l’amandier est lancéolée, longue de 6 à 12 cm, souvent repliée en gouttière le long de la nervure centrale, bordée de dents fines et portée par un pétiole muni de glandes. Elle apparaît après les fleurs rose pâle de février et accompagne les fruits veloutés verts qui deviendront les amandes.
Mis à jour le 7 novembre 2026
La feuille en un tableau
| Caractère | Description |
|---|---|
| Type | simple |
| Forme | lancéolée, acuminée, base en coin, limbe souvent plié en V |
| Bord | denté finement, dents glanduleuses |
| Nervation | pennée |
| Disposition sur la tige | alterne, groupée en bouquets sur les rameaux courts |
| Taille | 6 à 12 cm de long, 2 à 4 cm de large, pétiole de 1 à 2,5 cm |
| Couleur en été | vert grisâtre un peu luisant dessus, plus pâle dessous, glabre |
| Couleur en automne | jaune terne |
| Feuillage | caduc |
Comment la reconnaître
- Le limbe étroit se replie souvent en gouttière, les deux moitiés formant un V ouvert.
- Le pétiole porte une ou deux glandes près du limbe, comme chez les autres Prunus.
- L’arbre fleurit en rose pâle dès février ou mars, sur bois nu, avant tous les fruitiers.
- Le fruit est ovale, vert et velouté, et s’ouvre à maturité pour libérer la coque de l’amande.
- L’écorce est gris foncé, crevassée en petites plaques, et les rameaux grêles sont souvent anguleux.
Ne pas confondre avec
PêcherLe pêcher a des feuilles plus longues, plus souples et souvent courbées en faucille, des fleurs rose vif plus tardives et des fruits charnus.
AbricotierL’abricotier a des feuilles larges, presque rondes et en cœur, sur un long pétiole rouge, rien de lancéolé.
Où la trouver
| Critère | Détail |
|---|---|
| Régions | Cultivé et subspontané dans le Midi de la France (Provence, Languedoc, Roussillon, Corse) et dans le Valais suisse ; en Belgique et dans le nord de la France, il fleurit mais fructifie rarement ; non rustique au Québec. |
| Milieux | Vergers, coteaux secs et calcaires, bords de champs, restanques ; plein soleil, sol drainé. |
| Altitude | De la mer à 800 m. |
Au fil des saisons
BourgeonPetit, ovoïde, brun grisâtre, groupé par trois.
FeuillaisonMars à avril, après la floraison.
AutomneJaune terne en octobre et novembre.
ChuteNovembre, assez tardive.
Bon à savoir
- Toxicité
- Les amandes amères, celles des sujets sauvages ou de semis, contiennent de l’amygdaline qui libère du cyanure : quelques dizaines suffisent à intoxiquer un adulte. Les feuilles et noyaux sont également cyanogènes.
- Usages
- Amandes douces de table, huile, pâtisserie (calissons, nougat) ; arbre mellifère de fin d’hiver ; bois rouge pour la marqueterie.
- Compostage
- Feuilles qui se compostent bien ; écartez celles atteintes de cloque ou de moniliose.
- Entretien
- Floraison exposée aux gelées tardives ; taille légère après récolte ; surveillez la moniliose, la cloque et le chancre.
Pour aller plus loin
- Étape de la clé d’identification : Feuilles dentées à base symétrique
- Termes du lexique : Lancéolée : définition et exemples, Pétiole : définition, rôle et exemples, Denté : définition et exemples de bords dentés, Cunéiforme : définition et exemples