Tomenteuse (adjectif féminin)

Tomenteuse qualifie une feuille revêtue d’un feutrage serré de poils courts et entremêlés qui masque la surface du limbe, généralement sur la face inférieure. Cette couche donne au feuillage un aspect blanc ou gris argenté très visible au vent.

Mis à jour le 7 novembre 2026

Définition

Une feuille tomenteuse est une feuille couverte d’un tomentum, c’est-à-dire d’un feutre épais de poils fins, courts et enchevêtrés qui cache l’épiderme.

Retournez la feuille : si la face inférieure est blanche ou grise, cotonneuse, et que vous ne distinguez plus la couleur verte du limbe sous les poils, elle est tomenteuse. Grattez doucement avec l’ongle, le feutre se détache par petites plaques et révèle le vert en dessous, ce qui le distingue d’une coloration glauque due à une pruine ou à une cire. Au vent, les arbres à feuilles tomenteuses dessous, comme le peuplier blanc, scintillent en alternant faces vertes et faces blanches.

Le tomentum se différencie de la pubescence par sa densité : pubescent laisse voir la surface, tomenteux la couvre. Il est généralement limité à la face inférieure chez les arbres, mais s’étend aux deux faces chez des plantes de milieux secs ou ensoleillés comme la molène ou le ciste cotonneux. Le feutre est souvent plus épais sur les feuilles jeunes et s’use en fin de saison ; une feuille d’automne peut donc paraître seulement pubescente, et ce caractère ne doit pas être confondu avec le feutrage blanc de l’oïdium, un champignon qui se dépose sur la face supérieure et s’enlève au doigt.

Exemples d’espèces

  • Tilleul argenté : face inférieure blanc argenté, tomenteuse, d’où le nom de l’espèce
  • Peuplier blanc : dessous des feuilles d’un blanc pur, feutre épais aussi sur les jeunes rameaux
  • Alisier blanc : face inférieure blanche tomenteuse contrastant avec le vert du dessus
  • Molène bouillon-blanc : feuilles laineuses sur les deux faces, douces comme de la flanelle

Termes voisins et contraires

Voir aussi