Malaise et AVC : reconnaître les signes et agir

Devant un malaise, on met la personne au repos, on l’interroge et on alerte si un signe grave apparaît : douleur dans la poitrine, difficulté à respirer, faiblesse d’un côté, trouble de la parole. L’AVC se repère avec le test VITE et exige un appel immédiat en notant l’heure des premiers signes.

Mis à jour le 7 novembre 2026

Malaise : conduite générale

  1. Installez la personne au repos, assise ou allongée selon son confort ; desserrez ce qui gêne.
  2. Questionnez : depuis quand, première fois ou non, traitements, maladies connues, douleur.
  3. Observez pendant quelques minutes : couleur, sueurs, respiration, réponse aux questions.
  4. Alertez le 15 ou le 112 (112 Belgique, 144 Suisse, 911 Québec) dès l’un des signes du tableau ci-dessous, ou si le malaise dure plus de quelques minutes.
  5. Diabétique conscient qui le demande : donnez du sucre.
  6. Perte de connaissance : vérifiez la respiration, PLS ou réanimation.
Signe graveÉvoque
Douleur serrant la poitrine plus de quelques minutes, irradiant bras, mâchoire ou dos, sueurs, nauséesInfarctus (chez les femmes, essoufflement, fatigue brutale et douleur du dos sont fréquents)
Faiblesse ou engourdissement d’un côté, parole troublée, vision perdueAVC
Difficulté à respirer, lèvres bleuesDétresse respiratoire
Mal de tête brutal « en coup de tonnerre »Hémorragie cérébrale

AVC : le test VITE

LettreTestSigne positif
V : VisageDemandez de sourireUn côté de la bouche tombe, sourire asymétrique
I : IncapacitéDemandez de lever les deux bras, yeux fermésUn bras ne monte pas ou retombe
T : Trouble de la paroleDemandez de répéter une phrase simpleMots déformés, incompréhensibles ou inadaptés
E : Extrême urgenceAppelez le 15 ou le 112Même si les signes ont disparu (accident ischémique transitoire)

En anglais et dans certains pays, le test s’appelle FAST (Face, Arms, Speech, Time). Au Québec, la Fondation des maladies du cœur et de l’AVC utilise VITE.

AVC : les gestes

  1. Notez l’heure exacte de début des signes, ou l’heure à laquelle la personne a été vue normale pour la dernière fois : elle conditionne les traitements, efficaces dans les premières heures.
  2. Allongez la personne, tête légèrement surélevée, ne lui donnez ni à boire ni à manger (risque de fausse route).
  3. Rassemblez les ordonnances et la carte vitale ou d’assurance.
  4. Ne laissez pas la personne « dormir pour voir si ça passe ».

Cette fiche ne remplace pas une formation (PSC1 en France, BLS-AED en Suisse, brevet de secourisme Croix-Rouge ou Ambulance Saint-Jean en Belgique et au Québec). En cas de doute, appelez les secours : 15 ou 112 en France, 112 en Belgique, 144 en Suisse, 911 au Québec.

Erreurs fréquentes

  • Attendre que les signes disparaissent : un AVC transitoire annonce souvent un AVC complet.
  • Conduire soi-même la personne à l’hôpital au lieu d’appeler : le SAMU oriente vers le bon service.
  • Donner à boire ou un médicament à une personne dont la parole est troublée.
  • Négliger un malaise « banal » chez une femme : les signes d’infarctus sont souvent atypiques.
  • Ne pas noter l’heure de début des signes.

À retenir

Visage, bras, parole : un seul signe positif suffit pour appeler le 15 ou le 112 immédiatement. Notez l’heure. Douleur thoracique qui dure : même réflexe.

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