Herbe à puce : reconnaître la feuille à trois folioles

Toxicodendron radicans · Famille : Anacardiacées · aussi appelé sumac grimpant, sumac vénéneux

L’herbe à puce se reconnaît à ses feuilles alternes composées de trois folioles ovales et luisantes, dont la foliole centrale porte un pétiolule nettement plus long que les deux autres. Le bord des folioles est irrégulier, tantôt entier, tantôt denté ou lobé, et le feuillage vire au rouge orangé dès la fin de l’été.

Mis à jour le 7 novembre 2026

La feuille en un tableau

Caractéristiques de la feuille
CaractèreDescription
Typecomposée trifoliée
Formetrois folioles ovales à pointe courte, la centrale symétrique, les latérales souvent asymétriques
Bordentier, irrégulièrement denté ou avec un ou deux lobes grossiers
Nervationpennée sur chaque foliole
Disposition sur la tigealterne
Taillefolioles de 5 à 15 cm
Couleur en étévert franc luisant dessus, plus pâle et mat dessous
Couleur en automnerouge orangé à pourpre, précoce
Feuillagecaduc

Comment la reconnaître

  • Trois folioles par feuille, jamais cinq, la foliole du milieu portée par un pétiolule de 1 à 3 cm alors que les deux latérales sont presque sessiles.
  • Les folioles d’une même plante n’ont pas toutes le même contour : certaines sont entières, d’autres dentées ou pourvues d’un lobe à la base.
  • La tige n’a ni épines ni poils urticants ; les vieilles lianes sont couvertes de racines adventives brunes d’aspect velu.
  • Les fruits, en grappes de petites drupes blanchâtres à jaunâtres, persistent en hiver, contrairement aux baies bleues ou rouges des plantes voisines.

Ne pas confondre avec

Vigne viergeLa vigne vierge a cinq folioles toutes semblables et dentées, portées en étoile ; elle grimpe par des ventouses et ses fruits sont bleu noir.
FramboisierLe framboisier a aussi trois folioles, mais ses tiges portent des aiguillons et le dessous des folioles est blanc feutré.

Où la trouver

CritèreDétail
RégionsIndigène d’Amérique du Nord, très commune dans le sud du Québec (vallée du Saint-Laurent, Outaouais, Estrie). Absente à l’état sauvage en France, en Belgique et en Suisse.
MilieuxLisières, bords de chemins et de routes, berges, friches, pieds de clôtures, sous-bois clairs ; tolère le soleil comme la mi-ombre.
AltitudeBasses terres, rare au-dessus de 400 m.

Au fil des saisons

BourgeonBourgeons nus, bruns et velus, sans écailles, alternes sur un rameau grisâtre.
FeuillaisonFin mai au Québec ; jeunes feuilles rougeâtres et luisantes.
AutomneRougissement dès la fin août, parmi les premiers de la saison.
ChuteSeptembre à début octobre ; les pétioles tombés restent allergisants.

Bon à savoir

Toxicité
Toutes les parties de la plante contiennent de l’urushiol, une huile qui provoque chez la plupart des gens une dermatite à cloques 12 à 72 heures après le contact. L’huile reste active des mois sur les outils, les vêtements et le pelage des animaux. Ne brûlez jamais la plante : la fumée porte l’urushiol vers les yeux et les poumons. Après contact, lavez à l’eau froide et au savon sans attendre.
Usages
Aucun usage domestique ; les fruits nourrissent les oiseaux en hiver.
Compostage
Jamais au compost ni avec les feuilles mortes ramassées : sac fermé pour les ordures, gants jetables.
Entretien
Arrachage à la racine avec gants et manches longues, après une pluie, à répéter chaque année car les rhizomes repartent.

Pour aller plus loin

Voir aussi