Ronce commune : reconnaître sa feuille

Rubus fruticosus · Famille : Rosacées · aussi appelé ronce des bois, mûrier sauvage, ronce à mûres, mûron

La ronce commune porte des feuilles alternes composées de 3 à 5 folioles ovales, dentées, disposées en main autour du pétiole, la foliole terminale étant la plus grande. Les tiges arquées, anguleuses et garnies d’aiguillons recourbés, souvent encore feuillées en hiver, achèvent de la reconnaître.

Mis à jour le 7 novembre 2026

La feuille en un tableau

Caractéristiques de la feuille
CaractèreDescription
Typecomposée
Formepalmée ou pennée à 3 ou 5 folioles ovales acuminées, foliole terminale plus grande
Borddenté, dents inégales et pointues
Nervationpennée sur chaque foliole
Disposition sur la tigealterne
Taillefeuille de 10 à 20 cm, folioles de 4 à 10 cm
Couleur en étévert sombre dessus, vert grisâtre ou blanchâtre feutré dessous
Couleur en automnerouge pourpre et bronze, souvent persistant l’hiver
Feuillagesemi-persistant

Comment la reconnaître

  • Les 3 à 5 folioles dentées partent presque du même point, la foliole du milieu portée par un pétiolule plus long.
  • Le pétiole et les nervures du dessous portent de petits aiguillons courbes.
  • Les tiges, anguleuses et violacées, s’arquent jusqu’au sol où elles s’enracinent, et portent des aiguillons robustes.
  • Beaucoup de feuilles restent sur les tiges en hiver, rougies ou bronzées.
  • Les fruits, les mûres, passent du vert au rouge puis au noir luisant d’août à octobre.

Ne pas confondre avec

FramboisierLe framboisier a des folioles blanches dessous, disposées en penne et non en main, des tiges dressées cylindriques à aiguillons fins et des fruits rouges creux.
Rosier des chiens (églantier)Le rosier a 5 à 7 folioles régulièrement pennées, plus petites, des stipules soudées au pétiole et des fruits rouges en forme d’olive (cynorrhodons).

Où la trouver

CritèreDétail
RégionsTrès commune partout en France, en Belgique et en Suisse, de la plaine à la montagne. Au Québec, les ronces indigènes sont d’autres espèces (ronce alléghanienne, ronce odorante) ; la ronce européenne y est seulement introduite.
MilieuxHaies, lisières, coupes forestières, friches, talus, bords de chemins ; colonise tout terrain abandonné.
AltitudeDe la plaine à 1 700 m environ.

Au fil des saisons

BourgeonBourgeons petits, rougeâtres, souvent masqués par les feuilles encore présentes.
FeuillaisonNouvelles feuilles en avril sur les tiges de l’an passé, nouvelles tiges en mai.
AutomneColoration pourpre et bronze d’octobre à décembre ; mûres jusqu’en octobre.
ChuteChute partielle au cours de l’hiver ; une part du feuillage persiste jusqu’au printemps.

Bon à savoir

Toxicité
Aucune toxicité connue ; les mûres sont comestibles et les jeunes feuilles servent en tisane. Les aiguillons provoquent des griffures qui peuvent s’infecter.
Usages
Mûres en confitures, gelées et tartes ; feuilles en infusion contre les maux de gorge ; refuge précieux pour les oiseaux nicheurs et les hérissons ; tiges jadis utilisées en vannerie.
Compostage
Les feuilles se compostent bien ; les tiges épineuses, à broyer, repartent facilement si elles sont enfouies fraîches.
Entretien
Fauchez ou arrachez les jeunes tiges avant qu’elles s’enracinent ; le marcottage naturel fait avancer un roncier d’un mètre par an. Gants épais indispensables.

Pour aller plus loin

Voir aussi